Accueil Politique Diplomatie Khémaïes Jhinaoui accorde une interview au site «arabic.sputniknews.com» sur la situation en Libye et la position de la Tunisie face à ce conflit armé

Khémaïes Jhinaoui accorde une interview au site «arabic.sputniknews.com» sur la situation en Libye et la position de la Tunisie face à ce conflit armé

0
0

Le ministre des Affaires étrangères, Khémaïes Jhinaoui, a accordé une brève interview au site « arabic.sputniknews.com« , publiée le samedi 18 Mai 2019, dans laquelle le Chef de la diplomatie tunisienne est revenue sur la situation en Libye, déclarant que la Tunisie a déployé d’importants efforts pour faire cesser les opérations militaires et revenir à la solution politique en Libye, afin d’éviter davantage de pertes aux Libyens.

Il a ajouté, au début de cette interview, que « La Tunisie est en contact avec les diverses parties libyennes depuis le premier jour des affrontements armés, lancés par le maréchal Khalifa Haftar contre Tripoli, début avril, et poursuit ses efforts avec toutes les parties internationales en vue d’arrêter ce conflit armé et retourner au processus politique sous les auspices des Nations-Unies« .

Question : Depuis quand avez-vous commencé à communiquer avec les parties libyennes?

Réponse : « Les contacts avec la partie libyenne ont débuté dès le premier jour de l’opération en cours à Tripoli et comprenaient le gouvernement Al-Wefaq, ainsi que le maréchal Khalifa Hafter, soulignant la nécessité d’une solution politique. Nous luttons clairement contre le terrorisme. Le processus de lutte contre le terrorisme est légitime. Travailler sans solution militaire. »

Q : Quelle solution est actuellement disponible pour sortir de la crise?

« La seule solution à la crise est que les Libyens se rencontrent et décident de la solution consensuelle appropriée pour sortir de la crise actuelle sous le contrôle des Nations Unies. »

Q : Êtes-vous en train de communiquer avec les parties internationales sur les solutions possibles?

« Nous communiquons presque quotidiennement avec l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies en Libye, Ghassan Salamé, ainsi qu’avec les États qui ont été actifs, et je me suis entretenu avec le ministre français des Affaires étrangères et le ministre italien des Affaires étrangères ainsi que la responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, Federica Mogherini, et tous m’ont confirmé qu’il n’est pas question de solution militaire en Libye, et qu’il est inconcevable de continuer à se battre dans un pays arabe clé au sein de la Ligue des États arabes et de l’Union du Maghreb arabe et que nous gardions le silence, sachant que nous l’avons confirmé avec le ministre algérien des Affaires étrangères, et nous avons lancé un appel aux Libyens en leur demander d’arrêter les combats et nous essayons de convenir de la nécessité d’une solution politique, et c’est ce que nous prévoyons dans la prochaine période en œuvrant avec la communauté internationale ».

Q : Comment les parties libyennes ont-elles réagi pour revenir à la solution politique et arrêter les combats?

« Il n’ya pas de réponse rapide et directe, mais poursuivre l’entêtement quant à la situation actuelle ne sert pas les intérêts du peuple libyen, qu’il s’agisse du maréchal Haftar ou du gouvernement de réconciliation de Tripoli dirigé par Fayez Sarraj, en particulier après que le bilan des morts ait atteint prés de 500 victimes et 2 000 blessés. »

Q : Existe-t-il un consensus entre les pays voisins autour d’un mécanisme de solution en Libye?

« Nous sommes continuellement en contact avec les parties égyptienne et algérienne et nous tiendrons probablement une réunion au cours de la période à venir pour poursuivre les efforts en faveur du peuple libyen. De notre côté, en Tunisie, nous voyons la nécessité d’une solution consensuelle entre les Libyens et la lutte contre le terrorisme, et il n’y a aucune différence sur le fond entre l’Égypte et la Tunisie ou les pays voisins en ce qui concerne la crise en Libye. Tout le monde tient à épargner davantage d’affrontements à la Libye et nous discuterons des mécanismes possibles lors de la prochaine réunion. »

A noter que Jhinaoui a déclaré, lors d’une conférence de presse conjointe tenue avec Federica Mogherini, le vendredi dernier, que « La Tunisie est en contact avec toutes les parties en Libye et que nous nous tenons à la même distance avec toutes les parties, et que nous avons un seul objectif: rétablir la paix chez notre voisine, la Libye ».

Il a ajouté également que « Nous sommes en contact avec le gouvernement de réconciliation à Tripoli et avec le Chef de l’armée nationale libyenne, le maréchal Khalifa Haftar », soulignant entre-autres que « la Tunisie a déclaré l’état d’urgence à la frontière avec la Libye ».

Propos recueillis par le journaliste Mohamed Hmida

Source

Charger plus d'articles
Charger plus par Anouar Chennoufi
Charger plus dans Diplomatie

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Voir aussi

Hatem Boulabiar – candidat à la présidentielle – réagit à l’arrestation de Nabil Karoui : Cette journée est une journée triste dans l’histoire de la Tunisie

Lors de sa participation à un plateau télévisé sur la chaîne Nessma TV, dans la soirée du …