Accueil économie Dès la publication des résultats des élections, plus de discours autour des «fleuves de pétrole» enfouis sous le sol tunisien, ni son sel pillé !

Dès la publication des résultats des élections, plus de discours autour des «fleuves de pétrole» enfouis sous le sol tunisien, ni son sel pillé !

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Au cours des cinq dernières années et jusqu’aux dernières élections présidentielles et législatives, de nombreux partis politiques ont fondé leur rhétorique politique sur le pétrole, le sel et les richesses souterraines de la Tunisie ; des campagnes successives et organisées, à l’instar de la campagne “وين البترول”, ont convaincu une grande partie de la rue tunisienne, notamment les jeunes, du fait que notre pays est un « Etat pétrolier » qui navigue sur des lacs entiers de pétrole. Cependant, l’État a occulté cette question et a fourni des contrats secrets ou illégaux à des sociétés coloniales étrangères qui pillent cette richesse et privent l’État tunisien de revenus colossaux capables de résoudre ses problèmes économiques, sociaux et financiers.

La même chose pour le sel, ces campagnes ont réussi à convaincre un large éventail de rues tunisiennes que des entreprises coloniales pillent depuis des années le sel de la Tunisie à bas prix et privent le citoyen tunisien d’énormes revenus, pouvant atteindre des centaines de milliards.

Ces campagnes ont été l’un des principaux moteurs des récentes élections présidentielle et législatives, puisqu’un pourcentage important des électeurs tunisiens ont voté pour les partis et personnalités qui ont adopté le discours sur le pétrole et s’étaient engagées à révéler la vérité sur la richesse pétrolière tunisienne et de lutter contre le pillage du pétrole tunisien et de transférer ses revenus au peuple tunisien, ainsi que le sel et d’autres richesses.

Aujourd’hui, et après les résultats des élections, nous notons la disparition de la question du pétrole et du sel de la boussole politique, sachant que les parties qui devaient, selon leur discours précédent, chercher à former un gouvernement sur la base de lever le rideau sur la réalité des richesses du pays (pétrole – sel, autres) pillées, et sa nationalisation en plus du transfert de ses revenus importants à l’Etat et au Peuple, pour faire sortir le pays de sa crise et le peuple de sa pauvreté, ont viré, après les élections, pour parler désormais de la nécessité de former un gouvernement de compétence et de la nécessité de voir le Peuple faire des sacrifices pour rembourser les dettes extérieures de la Tunisie.

L’abandon de la rhétorique du sel et du pétrole lors de la formation du gouvernement ne signifie qu’une seule chose c’est que ces partis et sensibilités politiques savent d’emblée que la Tunisie a des richesses naturelles limitées et ne peut pas créer de « saut qualitatif » pour l’économie tunisienne, mais ont prémédité, et tout le long de ces années, jouer avec les sentiments d’une grande partie de la rue tunisienne, simplement pour concrétiser des objectifs politiques personnels, même en causant de très grandes pertes (coûteuses) à l’État, cela ne signifie pas « pour les yeux des élections ».

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