Accueil économie Les banques tunisiennes ne sont pas encore conscientes qu’elles doivent financer et soutenir l’Or vert (l’agriculture) !

Les banques tunisiennes ne sont pas encore conscientes qu’elles doivent financer et soutenir l’Or vert (l’agriculture) !

0
0

On ne peut parler de sécurité globale et de croissance dans n’importe quel pays, si le secteur agricole ne se développe pas et qu’il n’y ait pas de autosuffisance alimentaire. C’est pour quoi nous constatons que la plus part des pays développés et en voie de développement ou encore les pays du tiers monde font tout pour développer ce secteur et l’assouplir, surtout que l’agriculture est un secteur capable d’offrir de nombreux postes de travail, créer la richesse et faire rentrer des devises.

Seulement, en Tunisie, après que le secteur agricole ait pris un nouveau départ au début de l’indépendance et pût contribuer à concurrence de 19,6% du PIB en 1964, a entamé un recul durant les dernières années de façon significative et nous n’avons pas enregistré des projets et d’importants programmes agricoles capables de transformer notre pays en un pôle agricole.

Autant les programmes étatiques de promouvoir ce secteur étaient maigres et dépourvus de vision stratégique pour la promotion et le soutien de ce secteur en Tunisie, autant les banques tunisiennes ont joué à leur tour un rôle négatif dans le financement de projets agricoles, et n’ont participé qu’avec un taux très minime.

 

 

Selon le rapport annuel de 2016 publié récemment par la Banque centrale, les banques tunisiennes n’ont accordé collectivement que 4,6% des prêts au secteur agricole, ce qui signifie que les banques tunisiennes ne parient pas sur ce secteur et que les investisseurs dans le secteur agricole ont du mal à obtenir des prêts.

Les dernières études confirment que la sécurité alimentaire de la Tunisie est devenu sérieusement menacée par l’aggravation du déficit commercial agricole et la réduction de la capacité de stockage de notre pays à 45 jours, ce qui pose problème à l’Etat tunisien et aux banques pour réviser leur soutien à cet important secteur.

Charger plus d'articles
Charger plus par Anouar Chennoufi
Charger plus dans économie

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Voir aussi

Selon l’INS, le taux de croissance a été de 2,8% durant le 2ème trimestre 2018

Lors d’une conférence de presse organisée au palais du gouvernement à la Kasbah, ce …