Accueil News Médias culture « Kasr Essaada » : Une nouvelle œuvre et une autre expérience qui s’ajoutent aux expériences précédentes du jeune réalisateur, Nizar Saïdi

« Kasr Essaada » : Une nouvelle œuvre et une autre expérience qui s’ajoutent aux expériences précédentes du jeune réalisateur, Nizar Saïdi

0
0
« Kasr Essaada », est une pièce  du jeune réalisateur Nizar Saïdi, qui a été jouée sur la scène de la Salle du 4ème Art, à Tunis, les vendredi, samedi et dimanche, et raconte la réalité de l’être humain, à travers les comédiens Hamouda ben Hassine, Alaeddin Chouiref, Jamel Sassi, Amel Karray, Fatma Abara et Intissar Aouissaoui. « Kasr Essaada » est le nom de la pièce de théâtre, un nom qui se compose de deux mots, le premier « Kasr » (qui veut dire palais), représentant une énorme structure, et le second mot « Essaada » (qui veut dire Bonheur) avec tout ce qu’il signifie comme confort, amour, création et joie, mais ici le sens de palais est différent car il n’évoque pas le sens physique de « construction » mais plutôt le sens esthétique ressenti par le toxicomane après une injection de drogue, pour voyager dans son monde émotionnel, que nous voyons nous comme une «illusion perdue», alors qu’il le voit comme un superbe grand palais dans lequel il vit des moments de bonheur complet, des moments éloignés de sa vie et de sa triste réalité. La pièce a posé plusieurs questions, en commençant par la dépendance pour arriver jusqu’à la société, à l’État et au système.
L’histoire reflétée par la pièce est celle du parcours d’une doctorante en sociologie qui « construit » sa thèse autour de la toxicomanie, en se basant sur deux cas du centre de désintoxication, le premier « Chabib », l’étudiant problématique, toxicomane et têtu qui s’est rebellé contre le système pour faire son monde, et puis le deuxième cas, celui de la « vieille dame », également dépendante ; et choisir deux cas différents ne venait pas d’un vide qui visait à chercher les causes de la dépendance qui diffèrent d’une personne à l’autre.
Une heure de questions, une heure d’échange de personnages, une heure de passage des événements de la pièce depuis le centre de traitement des toxicomanes vers plusieurs lieux, avec le jeu de mouvement des projecteurs qui ont joué un grand rôle, de l’immobilité à celui d’une personnalité contribuant aux événements, car la lumière a campé le rôle d’un personnage actif et présent à travers son texte « muet », ainsi que la musique fusionnée et la coordination des mouvements des acteurs et l’échange des rôles des personnages, ont tous ajouté du plaisir au spectacle, mais le plus plaisant dans le spectacle c’est que la pièce a connu deux fins.
En effet, le réalisateur a laissé la liberté de choix au spectateur, la première fin était une fin heureuse et chaque personnage est parvenu à une solution, donc l’histoire se termine et les acteurs saluent l’assistance, et soudain les lumières s’allument de nouveau et le spectacle se poursuit pour dévoiler une deuxième fin tragique, proche de la réalité. « Kasr Essaada » est une nouvelle expérience théâtrale qui pénètre dans le monde des toxicomanes en expliquant la façon dont ils traitent la société et ses lois, une action qui reflète l’aspect psychologique et s’infiltre dans ses détails. Une pièce critique et âcre, qui fût à la fois une création satisfaisante à travers le jeu des comédiens se trouvant sur la scène avec le metteur en scène distingué, et qui ont vécu avec lui, auparavant, l’expérience du succès dans plusieurs autres pièces.

 

Charger plus d'articles
Charger plus par Tunivisions.net
Charger plus dans culture

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Voir aussi

Découvrez le dernier court-métrage de Tarek Sardi : À tribord, je vomis. – To starboard, I vomit. – يمين البكوش

Nous avons reçu à publier de notre ami le cinéaste Tarak Sardi, un message accompagné de s…