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L’alpiniste tunisien Anis Trimeche au sommet de l’Aconcagua

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Anis Trimeche, le jeune alpiniste tunisien, Ingénieur et Informaticien à Airbus Allemagne, le fils du
grand voyageur Rached Trimeche, a attaqué le sommet le plus dangereux du monde, l’Aconcagua
7000m, en ce mois de décembre 2019.
Ses prouesses sportives extrêmes ne sont plus à prouver puisqu’il vient encore une fois de réussir un
autre formidable défi. En effet, vouloir attaquer le sommet le plus hasardeux et versatile du monde,
l’Aconcagua 7000 m, après l’Ervest mais reste le sommet le plus dur et le plus dangereux du monde.
Seuls 30% des alpinistes arrivent à son pic, est un peu fou, audacieux et très risqué !
Mais après le 6000 m du Kilimandjaro en Afrique, le 6200 en Himalaya, au Népal, et en solo, le
Cotopaxi volcanique 5895, en Equateur, c’est autour du continent Américain cette fois et en
Argentine vers l’Aconcagua mystérieux qu’Anis Trimeche a voulu accomplir ce challenger !
Et… Il a réussi.
Anis a commencé cette aventure le 10 décembre 2019, après des grands préparatifs physiques et
morales, il a fallu 24 jours pour arriver au sommet. C’est dur, Aconcagua, la plus haute montagne du
monde à l’extérieur de l’Himalaya. Elle est considérée comme une des montagnes les plus froides du
monde et la majorité des expéditions font un programme de 3 semaines pour atteindre le sommet
c'est trop peu pour une bonne acclimatation, ce qui explique le taux de réussite de 30% max et la dernière partie de 6000 à 7000 m est très dure à escalader il y a plusieurs passages difficiles sans
cordes fixes et il y a des accidents et des morts chaque année.
« Le 24 décembre 2019, il est minuit je suis à 6000 m dans le dernier camp…. dans quelque
heures je commence le dernier push pour le sommet 7000 et je ne peux pas dormir … Les
pensées tiraillent mon esprit … je ne trouve plus mon calme… Le manque d’oxygène me joue
un sale tour …. La souffrance s’accumule dans mon mental et la peur s’installe dans mon
cœur …les hormones de stress coulent dans mon sang et empoisonnent mon corps…. je suis
paralysé…je me sens faible avec les yeux grands ouverts vers l’inconnu …je suis la … je suis
en vie mais un peu mort… »
Généralement, après les 6000m ça devient très dur. Beaucoup d’alpinistes prennent la décision de
faire demi-tour quand ils arrivent au refuge Independencia (6 400 m), arrivé à ce stade, il faut bien
réfléchir si on a la capacité d'arriver au sommet ou pas.
« Bref, j’avais le cœur serré et très peur. Jusqu’au dernier mètre avant le sommet je ne savais
plus si j’allais atteindre le sommet ou mourir avant d’une crise cardiaque à cause de la fatigue
et des difficultés pour respirer, on parle de 2/3 d’oxygène manquant dans chaque respiration …
les pentes de neige et de glace sont assez inclinées parfois 60 degrés dans la dernière partie
avant le sommet … »
Le même jour, le 24 décembre à 19:37, Anis vient de descendre du sommet de l’Aconcagua presque
7000m , il a trop galéré mais enfin il a réussit à être le premier tunisien qui a atteint une telle
sommet.

« Certes beaucoup plus facile à dire qu’à faire, mais il faut le faire. Le voyageur n’a de cesse
que d’avancer avec ou sans bâton de pèlerin et Dieu reconnaitra les siens. ANDALE !

Pourquoi donc affronter la mort à chaque pas d’escalade ? »

 

Oumayma Khayati

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