Accueil News Médias culture Affaire des pièces du patrimoine tunisien en vente à Paris : L’Institut national du patrimoine entre en jeu pour les récupérer par voie légale

Affaire des pièces du patrimoine tunisien en vente à Paris : L’Institut national du patrimoine entre en jeu pour les récupérer par voie légale

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Après notre article publié le 1 Juin dernier, concernant la vente aux enchères de pièces relevant du patrimoine historique de la Tunisie, nous avons appris que le Directeur de l’Institut national du patrimoine, Faouzi Mahfoudh, a déclaré que l’institut a déposé une plainte à ce sujet auprès du ministère public à Tunis, et a déposé également une demande auprès du Procureur de la République pour inventorier les pièces du patrimoine se trouvant à Dar Jallouli, dont 114 pièces sont présentées à la vente aux enchères, le 11 Juin courant, à Paris.

Il a confié à l’agence TAP que l’Institut national du patrimoine, en sa qualité d’institution publique à caractère administratif, jouit de la personnalité civile et de l’indépendance financière, et en tant qu’institution scientifique et technique concernée par le recensement du patrimoine culturel, archéologique, historique, civilisationnel et artistique, ainsi que sa maintenance, il coordonne avec les unités sécuritaires compétentes dans la crime, pour découvrir les circonstances de contrebande de ces pièces du patrimoine, selon lui.

Il a ajouté que le processus de transfert des 114 pièces du patrimoine hors de la Tunisie pour être vendues aux enchères publiques, n’était pas conforme aux voies légales établies car elles ont été transportées en dehors du pays sans autorisation du ministère des Affaires culturelles, violant également le code de protection du patrimoine archéologique, historique et des arts traditionnels, indiquant que la majorité de ces pièces proviennent de Dar Jallouli, et c’est pour ces raisons que l’institut a demandé au Procureur de la République d’inventorier les pièces propriétés de Habib Jallouli (1857 – 1957), ancien ministre de la Justice du Bey de Tunis, qui les avait remises à son fils Ahmed Jallouli, décédé en 2011.

Il convient de noter que l’Institut national du patrimoine a rendu public un communiqué, le mardi 2 Juin 2020, dans lequel il a indiqué que la Direction de l’institut est en train de coordonner avec S.E. l’Ambassadeur de la Tunisie à l’UNESCO, Ghazi Ghrairi, pour empêcher la vente aux enchères, le cas échéant faire en sorte que l’Etat tunisien rachète les dites pièces, la Tunisie étant dépourvue d’ambassadeur en France depuis plusieurs mois.

«Je ne céderai ces objets pour tout l’argent du monde», a confié Faouzi Mahfoudh.

L’Institut national du patrimoine a déclaré entre-autres qu’il se maintenait en droit d’engager les procédures légales.

Lire notre article consacré à cette vente

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