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Colloque à Moknine en hommage à Tahar Chériaa : Littérature tunisienne et francophone

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Heureux de vous annoncer un colloque qui se tiendra à l’Institut Supérieur des Langues Appliquées de Moknine (Université de Monastir) pour la commémoration du 50° anniversaire de l’OIF (2020 Année de la francophonie) et de l’écoulement de la première décennie après la mort de Tahar Chériaa (décédé le 4 novembre 2010), non seulement fondateur des JCC et « Père du cinéma tunisien et africain », mais aussi écrivain dans les deux langues et traducteur dans les deux sens, en plus d’avoir été un consultant expert de l’Unesco et de l’OIF.

Le colloque sera organisé, les 4 et 5 novembre 2020, par l’ISLA-Moknine, avec son département de français et son association « Action Culturelle de l’ISLA-Moknine, en partenariat avec l’association « Questions et Concepts d’Avenir » (QCA) avec son média associatif VOIX D’AVENIR.

D’autres sponsors et associés rejoindront sans doute les principaux partenaires, ils seront annoncés à temps. Quant au mode de participation au colloque, il est précisé dans l’argumentaire ci-dessous.

ARGUMENTAIRE

A l’occasion de

2020 ANNEE DE LA FRANCOPHONIE

et en commémoration du X° anniversaire de la mort de

TAHAR CHERIAA

L’Institut Supérieur des Langues Appliquées à Moknine – Département de français

(Université de Monastir)

et les associations :

Questions et Concepts d’Avenir (QCA)

& Action Culturelle de l’ISLA-Moknine

organisent un colloque 

Littérature tunisienne et francophonie :

L’être soi et l’être avec

04 – 05 novembre 2020

à l’ISLA-Moknine (Université de Monastir)

La littérature tunisienne de langue française ne cesse de nous interpeler, de différents points de vue. Elle prit naissance timidement, à la remorque de la littérature maghrébine de langue française qui, jusqu’aux années soixante-dix, valait surtout par son corpus algérien et marocain. Exception faite, peut-être, d’Albert Memmi dont le statut et le cheminement continuent encore aujourd’hui de soulever certaines questions auxquelles toute réponse porterait la marque d’un parti-pris ou d’une subjectivité plus ou moins caractérisés.

Cependant, contrairement à certaines prophéties augurant de la disparition imminente de la littérature maghrébine de langue française en général, avec la fin de la colonisation, cette production littéraire perdure avec une mention spéciale pour sa partie tunisienne, en comparaison avec ses débuts. Presque chaque décennie s’est alors nourrie d’œuvres nouvelles et de noms nouveaux, se mouvant entre les genres littéraires classiques et la tendance à la contestation des frontières génériques. Le principe des vases communicants déplaçait l’attention des critiques et des lecteurs entre les essais, à valeur essentiellement idéelle, et les textes de création en tous genres, avec une part relativement modeste s’apparentant au théâtre.

D’aucuns pensent que malgré cette richesse bibliographique de la littérature tunisienne de langue française, il serait difficile d’y mettre en valeur des mouvances étroitement apparentées aux événements nationaux, comme on pourrait en évoquer « la littérature de mai 68 » en France, celle de la revue Souffles au Maroc ou celle de la Guerre et celle de la « décennie noire » en Algérie. N’empêche que l’histoire, passée et contemporaine, est d’une présence frappante dans la littérature tunisienne de langue française, avec tout le potentiel d’interaction entre les événements révolus et le cours actuel de la société tunisienne.

La littérature tunisienne de langue française constitue désormais un pan important avec la littérature tunisienne, au sens large, et en interaction constante avec ses différents composants (littérature en arabe classique, littérature en dialectal, littérature transposée dans les arts, etc.). Elle ne se veut plus arme meurtrière comme par le passé, mais espace d’intersubjectivité et d’intelligence partagée.

D’autres questions suscitent un intérêt certain, notamment, en rapport à son impact, celles concernant la baisse du niveau de langue, en français, dans l’enseignement tunisien qui devrait contredire la progression de l’écriture dans cette langue. En corollaire, se posent donc également les questions du lectorat (Qui, comment, combien ?) et du discours critique, notamment dans les médias. Serait-ce une autre façon de rappeler l’autre question longtemps débattue : « Pour qui écrit-on en français ? ». Sans doute aussi : « Pourquoi ? ». Mais s’impose inéluctablement l’interrogation de la pratique de la traduction.

C’est dire l’importance, aujourd’hui encore, aujourd’hui surtout, de toute occasion d’interrogation et d’étude de la littérature tunisienne de langue française dans ses interactions avec la littérature tunisienne en général et avec la francophonie. Partant de cette conviction, l’idée est née, chez plusieurs partenaires, de s’associer pour organiser un colloque intitulé :

Littérature tunisienne et francophonie : L’être soi et l’être avec

Certains axes de réflexion peuvent être suggérés, à titre indicatif :

I – La Littérature tunisienne de langue française et l’être soi (Identité, enracinement, appartenance, passéisme et modernité, etc.)

II – La Littérature tunisienne de langue française et l’être avec ou « l’être-ensemble » (altérité, ouverture, échanges, dialogue, interculturalité, etc.)

III – La Littérature tunisienne de langue française et la francophonie : interrogations linguistiques, littéraires, culturelles, et civilisationnelles (Le poids du passé, les tensions du présent, les espoirs futurs)

IV – La Littérature tunisienne et la traduction. Questions d’interculturalité. Questions d’écriture et de lecture. Questions de publication et de promotion. (Publication, diffusion, médiatisation, critique, lectorat).

Comme précisé ci-dessus, le colloque se tient pour la commémoration de deux dates liées entre elles et en rapport au sujet du colloque. En effet, il y a cinquante ans, naissait l’ACCT (Agence de coopération culturelle et technique), à l’initiative des pères fondateurs Léopold Sédar Senghor, Habib Bourguiba, Hamani Diori et le Prince Norodom Sihanouk, qui voulaient que le partage de la langue française soit un cadre de solidarité, de développement et de rapprochement entre les peuples. En 2005, l’ACCT deviendra l’OIF (Organisation internationale de la francophonie). La Tunisie, qui en est un membre fondateur, abritera le sommet de la francophonie qui devait se tenir à la fin de 2020 et qui est reporté à 2021 en raison de la Covid 19. D’un autre côté, le 4 novembre 2020 scellera la première décennie après la mort de Tahar Chériaa, plus connu comme le fondateur des Journées cinématographiques de Carthage et comme « le Père du cinéma tunisien et africain ». Mais, de par sa fonction première, celle d’enseignant de littérature arabe, et ses qualités de parfait bilingue, Tahar Chériaa a occupé le poste de conseiller expert de l’ACCT et d’expert à l’Unesco. Il est aussi écrivain de langue française et traducteur dans les deux sens de textes des deux langues, arabe et française. Voilà pourquoi ce colloque qui fête un demi-siècle de l’OIF est aussi un hommage décennal à Tahar Chériaa. En plus d’une soirée cinématographique, il consacrera une demi-journée pleine à interroger ses écrits et ses traductions ainsi que des aspects typiques de sa vie et de sa personnalité.

Le colloque se tiendra les 04 au 05 novembre 2020, à Moknine (Institut Supérieur des Langues, 13-14). Les demandes de participation sont à adresser, avant le 15 septembre 2020 à l’adresse mail du colloque : littunilaf2020@gmail.com . Les décisions de recevabilité seront communiquées avant le 28 février 2020. Les textes définitifs des communications doivent être envoyés à la même adresse conformément au protocole éditorial accompagnant la décision de recevabilité, au plus tard le 25 octobre 2020. Dans le cas contraire, la participation est automatiquement annulée.

Comité d’organisation :

Direction du comité d’organisation : Mohamed Saad Borghol (Directeur de l’ISLA-Mokine) et Wided Dhrayef (Sous-directrice)

Membres : Zahia Ben Amara, Saïda Ben Salem, Sami Ben Sliman, Monfher Chafra, Ichrak Khammari, Dalila Limam, Mohamed Maalej, Nabil Najjara, Chbila Souissi.

Comité scientifique :

Coordinateur : Pr. ém. Mansour M’henni (Président de QCA et directeur responsable de VOIX D’AVENIR)

Membres : Badreddine Ben Henda ; Mohamed Chagraoui ; Chaabane Harbaoui ; Monia Kallel ; Ahmed Mahfoudh ; Samir Marzouki ; Mustapha Trabelsi ; Sonia Zlitni.

Remarques pratiques :

La proposition de communication

Elle consiste à expliquer simplement le sujet de la communication et à justifier le choix du corpus dans le cadre de la question posée. Sans entrer dans le détail, elle est appelée à montrer comment la communication proposée s’inscrit dans l’un des axes du colloque, qu’elle doit préciser. Elle doit éviter le style allusif pour être claire et précise.

La bio-bibliographie

Elle consiste en une brève présentation de l’intervenant, à la troisième personne du singulier. Elle permet de préciser le statut de celui-ci, l’université et la structure de recherche à laquelle il appartient, s’il en est. Si des publications/communications scientifiques ont déjà été faites sur le sujet du colloque, il serait bon de les mentionner.

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