Accueil Chroniques Départ d’Elyès Fakhfakh ou le PRIX à payer par la Trésorerie publique

Départ d’Elyès Fakhfakh ou le PRIX à payer par la Trésorerie publique

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La question des conflits d’intérêts levée à la « figure » du Chef du gouvernement Elyès Fakhfakh par ses « détracteurs », que tout le monde connait déjà et sait le « pourquoi de la chose », est venue à un moment où le pays est complètement à plat, dégonflé financièrement, essoufflé politiquement et socialement, et abattu également par le coût exorbitant de la lutte contre la pandémie du Coronavirus, sans en oublier ses répercussions.

Déjà que le Chef du gouvernement avait pris le relais des mains de son prédécesseur Youssef Chahed, lequel avait fait ses bagages dans de tumultueuses circonstances, laissant derrière lui un certain nombre de questions non résolues et une situation économique agonisante, Fakhfakh s’est trouvé en pleine « guerre » contre le COVID-19, malgré lui, sans moyens ni connaissance de cette épidémie dévastatrice, mais il était chanceux, du moins jusqu’à aujourd’hui, du fait d’une situation épidémiologique maîtrisable et honorifique pour la Santé publique tunisienne, grâce aux compétences et au dévouement de tout le personnel médical et paramédical « les blouses blanches », ainsi qu’aux structures concernées ayant mis également la main à la pâte.

Rappelons que dès sa prise de fonction, Fakhfakh n’a pas eu le temps qu’il fallait pour reprendre son souffle après l’euphorie entourant sa nomination par le président de la République, Kais Saïed, et tout son timing fût consacré à « comment trouver des moyens pour cerner le virus Corona, le combattre, le maîtriser, et guérir ses conséquences sanitaires, économiques et sociales ?« .

Cette lutte (qui se poursuit toujours) a été coûteuse, certes, et surtout paralysante, puisque tous les secteurs ont été sévèrement touchés, d’où ont résulté des pertes de revenus, des pertes de postes d’emploi, des hautes de prix, des pénuries, et même des dépôts de bilans.

Les solutions adéquates et urgentes n’ont pas été trouvées, la situation demeure encore floue, pas de ressources financières, un budget très en déroute et mal exploité, et un budget complémentaire non encore élaboré pour finir l’année 2020…

Aujourd’hui, Elyès Fakhfakh va s’en aller ! Il s’en ira au moment où son gouvernement s’attelait à négocier des aides financières cruciales avec les bailleurs de fonds internationaux. Un départ qui va bloquer sans aucun doute « un milliard de dollars US » d’aides de la part du Fonds Monétaire International et de l’Union Européenne, et dont la Tunisie a un grand besoin.

Et comme le dit le dicton : un malheur est souvent suivi d’un autre malheur.

C’est ce qu’on appelle la loi des séries.

 

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