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La Femme Tunisienne célèbre aujourd’hui sa propre fête nationale…avec fierté !

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La Tunisie célèbre aujourd’hui la Fête nationale de la Femme, qui coïncide avec la publication du Code du Statut Personnel (مجلة الأحوال الشخصية), lequel consiste en une série de lois progressistes tunisiennes, promulguées le 13 août 1956 par décret beylical puis entrées en vigueur le 1er janvier 1957, visant à l’instauration de l’égalité entre l’homme et la femme dans nombre de domaines.

Le CSP est l’un des actes les plus connus du Premier ministre et futur président de la 1ère République tunisienne, Feu Habib Bourguiba, près de cinq mois après l’indépendance du pays.

Il donne à la femme une place inédite dans la société tunisienne et dans le monde arabe en général, abolissant notamment la polygamie, créant une procédure judiciaire pour le divorce et n’autorisant le mariage que sous consentement mutuel des deux époux.

Dans le même contexte, Feu Zine El Abidine Ben Ali, successeur de Bourguiba, n’avait pas remis en cause le CSP, mais lui apporta tout de même des modifications positives pour le renforcer, en particulier avec l’amendement du 12 Juillet 1993. Mais cette politique féministe, s’inscrivant incontestablement dans une politique de modernisation du pays, est restée confrontée aux mentalités conservatrices d’une partie de la société tunisienne influencée par la montée de l’islamisme durant les années 1980.

Notes d’histoire :

Jour de promulgation officielle du Code du statut personnel

Sur la photo on distingue Ahmed Mestiri, Habib Bourguiba et Mohamed Tahar Ben Achour (assis) – Debout derrière, on reconnait Mohamed Abdelaziz Djaït (en djebba blanche) et tout à fait adroite, Abdallah Farhat

Original (en arabe) du texte intégral du Code du statut personnel signé par Habib Bourguiba

Femmes tunisiennes sortant spontanément célébrer le Code du statut personnel tunisien au lendemain de sa promulgation

Bourguiba repoussant vers l’arrière le Safsari d’une femme tunisienne

Il importe de rappeler qu’en 1930, Feu Tahar Haddad, lui-même influencé par le courant réformiste initié au XIXème siècle par Kheireddine Pacha, Ibn Abi Dhiaf, Mohamed Snoussi, Salem Bouhageb, Mohamed Bayram V et d’autres penseurs qui ont tous défendu l’idée de modernisme, publie un livre intitulé « Notre femme dans la législation islamique et la société« . Il y démontre la possibilité de la compatibilité entre islam et modernité. D’ailleurs, les arguments qu’il y donne seront repris par Bourguiba lors de ses discours.

Nous saisissons donc cette occasion pour féliciter toutes les Femmes Tunisiennes pour cet important ACQUIS.

(Diverses sources)

 

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