Accueil News Médias Droit de réponse à un article paru sur Tunivisions : « Où finit la loi, Commence la Tyrannie ! »

Droit de réponse à un article paru sur Tunivisions : « Où finit la loi, Commence la Tyrannie ! »

0
0

Nous publions ci-après un droit de réponse à un article publié sur notre site en langue arabe :

 

 » Je soussignée Elyssa Amara, citoyenne et universitaire tunisienne, résidant à El Menzah, du gouvernorat de l’Ariana et agissant en ma double qualité de membre du comité syndical de la résidence Essaraya et membre fondateur de l’Association Zone Verte, sis à El Menzah 6 du gouvernorat de l’Ariana, entends, par la présente, faire usage du droit de réponse suite à un article paru dans le magazine électronique dont vous dirigez le contenu : tunivisions.net.

En effet, le 14/04/2018, le site https://ar.tunivisions.net publie un article intitulé « بعد 20 سنة من الغربة..عاد للاستثمار في تونس فتحول حلمه إلى “كابوس” ! » (https://ar.tunivisions.net/15149/بعد-20-سنة-من-الغربة-عاد-للاستثمار-في-تون/) dans lequel les habitants de notre quartier et l’association qui les représente sont directement mis en cause.

Ledit article, appel ouvert au non respect des lois en matière d’aménagement urbain et prenant la défense d’un commerce « Café, Lounge , Restaurant », installé en toute illégalité dans un quartier résidentiel, en plein milieu de maisons, fait apparaître en s’appuyant sur des propos totalement faux et irresponsables, que Ledit article, appel ouvert au non respect des lois en matière d’aménagement urbain et prenant la défense d’un commerce « Café, Lounge , Restaurant », installé en toute illégalité dans un quartier résidentiel, en plein milieu de maisons, fait apparaître en s’appuyant sur des propos totalement faux et irresponsables, que

–           Un , jeune investisseur, vit un cauchemar, suite à l’installation d’un projet alors que tout est conforme aux dispositions règlementaires en vigueur ?

–           La « mise à mort d’un investissement » comme objectif fixé par l’association de la zone verte.

–           Un refus d’autorisation du maire de l’Ariana alors que le contrat de bail ainsi que la rue ont une vocation commerciale ?

Or, je conteste vivement ces allégations dans la mesure où, et pour reprendre les propos de l’article :

– C’est l’investisseur et son projet qui font vivre « un véritable cauchemar » aux habitants de tout un quartier et ce en enfreignant les dispositions réglementaires légales.

– Celui-ci a déclenché, en 3 mois, la « mise à mort », pour rester dans le quantitatif que l’article a mis en avant, des « investissements immobiliers » à savoir la valeur foncière des habitations que tout le voisinage a cherché à préserver depuis plus de 30 ans. Au-delà de cet aspect, c’est surtout le bien être de tout un quartier résidentiel qui se trouve menacé de manière irrévocable. En installant son commerce, début Janvier 2018, en plein quartier résidentiel, un quartier que ses riverains ont cherché à préserver et à valoriser, en créant notamment l’association de la Zone Verte d’El Menzah, il a non seulement enfreint des règles éthiques, de respect de bien être de tout un quartier, puisque son commerce est la source de forte nuisances (problèmes de stationnement, exploitation du parking de la résidence, bruits, encombrement du trafic, etc.) mais il a également transgressé les dispositions réglementaires en vigueur et ce contrairement à ce qui est affirmé dans l’article.

– Aucune autorisation d’aucune autorité que ce soit, mise à part la « patente », qui est un document fiscal, n’a été accordée à ce monsieur.

– Il aurait dû avant de s’engager dans un tel investissement s’informer et se renseigner sur les dispositions réglementaires relatives à son projet. Et il est complètement absurde de se lancer dans des projets sans connaitre les conditions rudimentaires requises pour « investir ». De ce fait, le contrat de bail qu’il a signé avec le propriétaire des locaux est lui-même en infraction des dispositions réglementaires, et n’engage que les deux parties du contrat, dont le propriétaire des locaux.  Il est donc soit victime de son ignorance des lois tunisiennes en matières d’aménagement urbain et des dispositions règlementant l’installation des cafés, soit victime d’une escroquerie.

Point sur les faits :

         Depuis 2015, le voisinage, et les membres de l’association, ont signalé aux autorités, les irrégularités des travaux commencés par le propriétaire de la construction (non-conformité du permis de construire) et le changement de vocation de la construction, bien avant qu’il ne s’y installe.

         En 2016 et 2017, plusieurs pétitions citoyennes ont été déposées auprès des autorités locales, mairie et gouvernorat de l’Ariana, sans qu’il n’y ait aucune suite sérieuse.

         Depuis 2015, le propriétaire était informé des contestations, plaintes et pétitions du voisinage sans y accorder aucune importance et n’a vraisemblablement pas informé ses locataires de ce qui se passe.

         Début Janvier 2018, au démarrage de ses travaux d’aménagement du commerce, l’investisseur a été informé par le voisinage de la non-conformité du projet qu’il comptait installer dans leur quartier qui a une vocation d’habitation conformément au plan d’aménagement urbain.

         Ce n’est donc qu’en Mars 2018, et suite à plusieurs plaintes déposées et pétitions signées, et après l’ouverture du café, que les autorités ont fini par constater la double infraction à savoir :

–           Le non-respect du cahier de charges régissant l’ouverture des cafés : Art 9, 10 et 24 du cahier de charges pour l’exploitation des cafés.

–           La violation de la vocation habitation de la rue Abouloubaba Al Ansari.

La rue Abouloubaba Al Ansari est une rue ayant une vocation d’habitation. La vocation commerciale la été accordée uniquement, en 1994 par le conseil municipal de l’Ariana, pour le trançon à sens unique (où il y a la mosquée d’El Menzah 6). Depuis les changements de vocation ont été soumis à des conditions strictes pour limiter l’implantation anarchique des commerces en plein quartier d’habitation créant par-là de fortes nuisances pour les riverains. La vocation de la majeure partie de la rue Abouloubaba Al Ansari (en double sens) a donc été préservée des commerces et a gardé sa vocation d’habitation exclusivement et elle est donc non commerciale, contrairement à ce qui est avancé dans l’article.

Sur un aspect plus sociétal, je suis quand même interpellée par les arguments aussi légers présentés en faveur de l’installation d’un « café » dans un quartier résidentiel, qui selon ce qu’avance le site Tunivisions, permettra de relancer l’économie nationale et renforcer l’employabilité des jeunes…c’est donc de ça dont notre pays a besoin, un café « de plus » et c’est ce genre d’investissement qui va résoudre tous les problèmes ? C’est clair avec le montant de l’investissement précisé dans l’article, si on voulait relancer l’économie, ce n’est pas à El Menzah qu’il faut le faire mais dans une zone moins dense où l’investissement est plus prioritaire. Et ce n’est pas un café, qu’il fallait installer mais une industrie pour la torréfaction de café, qui aurait pu avoir plus valeur ajoutée pour les jeunes et pour l’économie du pays.

Les problèmes de notre pays ne cesseront que si les lois sont appliquées rigoureusement et que chacun dans notre société joue convenablement son rôle, en ayant toujours à l’esprit cette question du lourd héritage que nous laissons à nos enfants.

Les problèmes de notre pays ne cesseront que si les lois sont appliquées rigoureusement et que chacun dans notre société joue convenablement son rôle, en ayant toujours à l’esprit cette question du lourd héritage que nous laissons à nos enfants.

« Que laissons-nous à nos enfants ? ». Laissons-leur un pays, où les lois sont impartiales, respectées et appliquées car « Où finit la loi, Commence la Tyrannie ! »

Dès lors, je compte sur votre diligence et rigueur, Monsieur, pour que le site tunivisions.net (https://ar.tunivisions.net) diffuse l’intégralité de ma réponse et ce, en vertu des articles 39 et 40 de la loi de Novembre 2011 sur la liberté de la presse.

En vous remerciant pour l’attention que vous porterez à ma demande, je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.  »

Charger plus d'articles
Charger plus par Anouar Chennoufi
Charger plus dans Médias

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Voir aussi

Jeune Afrique en exclusivité sur les mobiles Orange en Afrique

Jeune Afrique Media Group et Orange MEA ont conclu un partenariat stratégique sur la diffu…