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Ramzy Malouki, une étoile tunisienne au ciel d’Hollywood

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Depuis son lancement au mois de janvier, votre magazine hebdomadaire “Al Janoubiya au cœur d’Hollywood” ne cesse de faire parler de lui ?
Je suis tellement heureux de constater que de plus en plus de téléspectateurs s’intéressent à notre magazine. Et encore plus heureux que l’émission dépasse aujourd’hui les frontières de la Tunisie. Je reçois des messages d’Algérie du Maroc, des pays du Golfe aussi. Le ton, apparemment plait beaucoup tout comme le contenu.
Nous avons presque réussi notre objectif : Faire en sorte qu’Aljanoubiya au cœur d’Hollywood soit un magazine culturel généraliste. Je dis « presque » car rien n’est jamais acquis. Nous allons travailler encore plus sur la proximité. C’est d’ailleurs la mission que m’a confiée Mr Ayachi Ajroudi. Faire en sorte que ce Hollywood qui fait rêver le monde entier soit à portée de main. Nos équipes approchent chaque reportage, chaque tapis rouge, chaque film et série télé avec un angle différent, mais toujours avec cette idée en tête : montrer que la réussite est à la portée de tous.
Ces célébrités que nous avons la chance de rencontrer lancent le même message : Rien n’est impossible. J’espère que notre magazine continuera à encourager ces cinéastes, scénaristes et acteurs qui vivent loin de Los Angeles. Malgré la distance, et je l’ai vu dans les nombreux commentaires que nous recevons, tous ces passionnés se mettent à écrire, à tourner des courts-métrages. Il y a quelques semaines, un jeune réalisateur m’a envoyé des images du film d’horreur qu’il tourné avec une bande de copains et très peu de moyens. J’ai été bluffé. Je lui ai immédiatement conseillé de présenter le film à des festivals. C’est peut-être et je l’espère le début d’une belle aventure.
Votre accès privilégié à Hollywood, votre proximité avec ses stars et vos reportages dans les coulisses des stars ont représenté les points forts de l’émission ? Comment expliquez-vous cela ?
A partir du moment où on respecte la vie privée des stars, et croyez-moi, elles le savent, il y a une relation qui se crée. Ces stars vont s’arrêter sur un tapis rouge pour un entretien, alors qu’il y a au moins une vingtaine de chaines qui sont présentes. Je pense aussi que le fait que je sois avant tout un journaliste d’information joue beaucoup. Il y a quelques années, lorsque j’ai commencé à couvrir les événements hollywoodiens, les attachés de presse venaient me voir pour me demander si j’avais vraiment couvert l’élection présidentielle américaine ou la fusillade qui avait eu lieu la semaine précédente. Avec le temps, et je rappelle que Hollywood est un petit village, les stars sont contentes de parler à un journaliste qui ne cherche pas à créer le buzz ou la polémique. De toute façon, et je l’ai toujours dit, je ne suis ni chroniqueur mondain ni critique de cinéma. Je suis un journaliste basé à Los Angeles, et il se trouve que je couvre aussi le cinéma. Et puis, étant membre votant des Golden Globes, j’ai un devoir de réserve.
Néanmoins le choix de la chaîne Al Janoubiya pour diffuser ce magazine a été critiqué. Selon certains observateurs le magazine aurait certainement eu plus de sucés, s’il a été diffusé sur unes chaînes Tunisiennes du Top 5 en terme d’audience ?
J’ai toujours fonctionné au Feeling. Pour moi, signer un contrat, c’est avant tout une question de confiance. Et cela a été le cas depuis mes débuts. Ma rencontre avec Mr Ayachi Ajroudi m’a rappelé celle que j’ai eu à 18 ans avec celui qui a été mon mentor, Jean Stock. J’avais passé un casting pour présenter une émission musicale sur une chaine luxembourgeoise. Il m’a encouragé, donné quelques conseils et m’a fait confiance. C’est ainsi que ma carrière a démarré. Il s’est passé la même chose avec Mr Ajroudi.
Aljanoubiya est une chaine de proximité. Elle réunit tous les publics du monde Arabe. Plus que l’audience, c’est la visibilité qui compte. Et la différence aussi. D’après les retours que nous avons, Aljanoubiya au cœur d’Hollywood est une émission différente des autres magazines culturels que les chaines tunisiennes proposent. Je l’espère. Je n’ai pas la chance de voir les autres magazines tunisiens. Je pourrais, c’est vrai, en utilisant des petites astuces techniques, mais je vis dans un pays où on est sanctionné pour ce genre de choses (rires.). Pour en revenir à Al Janoubiya, la chaîne  me rappelle la grande époque de Canal Horizons. Il y a une super ambiance et une humilité qui font que je me sens comme chez moi au sein de cette équipe.
Ces observateurs estiment que c’est la chaîne Al Janoubiya qui a été le grand bénéficiaire de la diffusion de ce magazine qui lui a assuré plus de visibilité et de notoriété ?
Je ne pourrais vous répondre car je vis à 10.000Km de la Tunisie. Si c’est le cas, tant mieux. C’est toujours agréable de savoir qu’on contribue à la bonne marche de l’entreprise.
Pourquoi avez-vous lancé ce magazine en 2018, alors que les Tunisiens attendaient ce genre de magazine d’actualité Hollywoodienne depuis très longtemps ?
Pour plusieurs raisons. D’abord, il y a eu la révolution. Les tunisiens avaient d’autres priorités. Ensuite, il y a eu des contacts qui ont été pris mais cela n’a pas abouti, soit pour des questions de budget ou pour des raisons personnelles. Il y a eu un déclic à partir du moment où j’ai présenté la soirée d’ouverture des JCC en novembre dernier. Je sais que cela n’a pas été facile et qu’il a fallu que le comité des JCC se batte pour qu’on m’accepte. Je peux comprendre. J’ai un parcours atypique pour un journaliste tunisien. J’ai fait toute ma carrière en Europe et aux USA. Certains se sont empressés de critiquer ce choix de me faire présenter la soirée des JCC en me qualifiant de « journaliste français » alors que je suis né et j’ai grandi dans un quartier populaire de Tunis. C’est dur à avaler, mais j’ai vite oublié lorsque je suis sorti Avenue Habib Bourguiba juste après la soirée d’ouverture. Il y avait une foule incroyable devant les écrans géants et tout le monde applaudissaient. Je ne l’oublierai jamais. Il y avait aussi tous ces jeunes qui me posaient la même question : « tu sors d’où, toi ? ». (rires.). je répondais à chaque fois : « de la maison de la jeunesse et de la culture de Bal el Assal ». C’est vrai en plus. J’ai passé mon enfance à la bibliothèque locale. Et puis, il y a eu la rencontre avec Monsieur Ajroudi. Nous avons discuté autour d’un thé à Los Angeles. En 30 minutes, tout était réglé. Il m’a serré la main et m’a dit : « je compte sur vous ». Grâce à lui, me voici de retour au pays.
Vous produisez ce magazine tout seul ou est ce qu’il y’a une équipe qui collabore avec vous que ce soit à Hollywood où à Tunis ?
Ce magazine est un symbole de diversité. C’est avant tout une émission bicéphale, un pont Tunis-Los Angeles. A Tunis, j’ai la chance d’avoir 2 personnes exceptionnelles qui travaillent à toute heure de la journée et de la nuit, compte tenu des 8 heures de décalage horaire qui nous séparent. Il y a Samir Ben Fadhel qui gère toute la partie technique et que je surnomme « Mr. Solution ». Il y a également Nour Ben Mrad, une jeune journaliste de talent qui a travaillé avec moi sur les JCC et qui supervise depuis le début toute la partie contenu.
A Los Angeles, j’ai 2 monteurs : un libanais et un arménien irakien. Mes caméramans sont américains et mexicains. Il y a aussi Dhia Rebii, un jeune producteur tunisien qui travaille avec moi depuis qu’il est étudiant. Dhia est le seul tunisien à ce jour à être diplômé de 2 MBA d’une prestigieuse école de cinéma : Chapman University. Retenez bien son nom, car vous allez beaucoup entendre parler de lui à Hollywood.  Enfin, il y a notre patron, Mr Ajroudi. Il est très impliqué et prend le temps de visionner chaque épisode. Je suis très bien entouré.
-L’émission continuera à être diffusée dans la grille Ramadesque puis dans la grille d’été où bien elle connaitra une pause ?
Pas de pause, bien au contraire. Pendant ce mois de Ramadan, nous continuerons à proposer de nouveaux épisodes. Al Janoubiya au cœur d’Hollywood est un magazine de divertissement. C’est parfait pour égayer les soirées ramadanesques, d’autant plus que chaque épisode est suivi ensuite par un film hollywoodien. Nous avons un superbe catalogue cinéma. Idem pour cet été. On ne s’arrête pas.
-Quels sont les nouveaux projets de Ramzi Malouki ?
Continuer à offrir le meilleur d’Hollywood. Insister encore plus sur les « success stories » des Arabes à Hollywood. On a eu Rami Malek en exclusivité. On aura également Tahar Rahim. Et emmener les téléspectateurs en immersion dans les coulisses d’Hollywood. On a encore tellement d’histoires à raconter.
B M N

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