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Les nouvelles règles de protection des données et de la vie privée sont entrées en vigueur depuis le vendredi 25 Mai en Europe

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Selon l’Eurodéputé PS en charge de la protection des consommateurs, Marc Tarabella, le RGPD est entré en vigueur, ce vendredi 25 Mai 2018, dans les pays de l’Union européenne :

« C’est ce vendredi que rentre en vigueur la nouvelle règlementation européenne en matière de protection des données et de la vie privée. Ce règlement général sur la protection des données (RGPD) renforce la protection des données à caractère personnel des citoyens au sein de l’Union européenne et comporte des règles de confidentialité nettement améliorées »

Le député européen a poursuivi :

« Nous vivons à une époque où les réseaux sociaux, votre banque en ligne, ou votre fournisseur d’accès en sait 10 fois plus sur vous que vos parents ou votre conjoint. »

Pourquoi voulions-nous une nouvelle règlementation européenne ?

« D’une part,  parce que la législation en la matière datait de 1995. Depuis la révolution technologique, l’envolée d’internet et les réseaux sociaux ont rendu ces textes totalement obsolètes.

D’autre part, il s’agissait d’une directive, ce qui, au fil du temps, a permis des interprétations et des législations nationales différentes d’un pays à un autre. Il était donc temps d’uniformiser celles-ci tout en augmentant le niveau de protection » précise le Chef de délégation PS.

Des changements importants

Les entreprises continueront à récolter vos données personnelles et à les analyser comme elles le font déjà, que ce soit sur votre téléphone, votre ordinateur, via les applications que vous utilisez ou votre historique de sites visités.

« Mais ces compagnies ont à présent l’obligation de justifier quelles données elles recueillent, expliquer aux citoyens ce qu’elles comptent en faire, et pour combien de temps. »

Les compagnies ont donc dû, ces derniers mois, revoir leurs politiques sur la vie privée afin d’être prêtes, dès ce 25 mai, à appliquer les règles européennes.

« Il est important aussi de souligner que les entreprises doivent permettre aux utilisateurs de consulter leurs données, de les effacer et de s’opposer à leur utilisation »

De lourdes sanctions

« Nous avons aussi introduit dans le texte législatif des outils permettant de poursuivre les compagnies peu scrupuleuses, imprécises ou trop voraces en matière de données privées et de les sanctionner à la hauteur de leurs manquements » prévient Marc Tarabella précisant « des amendes de 20 millions € ou de 4% des revenus annuels de l’entreprise pourront être perçues en cas d’infraction ! »

Une protection sans frontière, n’en déplaise à Google, Facebook et les autres

« Nous avons aussi insisté sur le fait que les citoyens européens devaient être protégés, où qu’ils soient dans le monde, mais surtout où que soit située l’entreprise qui collecte les données.

Une compagnie spécialisée dans les réseaux sociaux, basée par exemple aux États Unis, devra appliquer la législation européenne à partir du moment où l’utilisateur est un citoyen européen » précise Marc Tarabella.

En cas de piratage

En cas de piratage, les entreprises ont à présent l’obligation de communiquer à propos du hacking dans les 72 heures. Cette disposition s’est largement inspirée du cas Yahoo qui avait été piraté et avait mis deux ans à communiquer alors que plusieurs milliards d’utilisateurs en avaient été victimes.

L’Europe comme leader

« J’entends dire de la part de certains sceptiques qu’il y aura «deux poids, deux mesures» à l’échelle planétaire. Moi, je suis fier de me dire que l’Europe est bien plus avancée en matière de protection des données et respectueuse des droits des citoyens que le reste du monde.

Nous espérons bien sûr que cette législation européenne en inspire d’autres à travers le monde. Mais attendre que les autres bougent pour enfin agir serait lâche » conclut Marc Tarabella, Eurodéputé en charge de la Protection des données.

Emmanuel Foulon

Responsable communication

PS – Parlement Européen 

 

 

A ce sujet, une journaliste de Wall Street Journal, qui a examiné la politique de protection des données de 35 plateformes, constate que les nouvelles règles sont désormais “écrites dans un langage que les humains peuvent comprendre”, mais qu’elles sont en contrepartie “bien plus longues”. Par exemple, le règlement de Twitter passe d’environ 3 800 mots à presque 9 000.

Pour être plus transparentes, les sociétés doivent en effet fournir davantage de détails à leurs utilisateurs. Le problème, c’est que ces derniers risquent fort de ne pas en lire un traître mot – pas plus que les précédentes versions. La journaliste a  prouvé d’ailleurs que 35 règles de confidentialité, soit 400 pages imprimées, suffisent à recouvrir les lignes d’un terrain de football américain (un rectangle de 110 mètres sur 49)… Nombre d’internautes risquent donc de continuer à cliquer sur “Accepter” sans avoir rien lu.

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